Derrière une éthique de façade, cette société cache un souci d’efficacité et
des techniques dignes d’une entreprise de démarchage à domicile. L’auteur a vécu de l’intérieur la vie d’un « recruteur de donateurs ». Il raconte par le menu les méthodes employées
pour obtenir coûte que coûte la signature et le relevé d’identité bancaire de passants crédules.
Morceaux choisis :
« Dans la rue, il n’y a pas de délai de réflexion. Tu dois faire signer les gens tout de suite. Ils ont bien compris qu’on est là pour leur demander de l’argent. Inutile de tergiverser en leur parlant de renseignements complémentaires, de visite du site Internet, etc. »
« En moyenne, une personne qui signe et ne se désiste pas dans la foulée maintient son prélèvement bancaire pendant… 5 ans ! C’est l’une des clés du « marketing de rue » : une fois recruté, le donateur s’avère très fidèle. Même s’il n’adhère plus tout à fait aux valeurs de l’association ».
« Tu ne dois pas confondre recruteur de donateurs et militant : si quelqu’un manifeste une hostilité viscérale à l’égard de la Croix-Rouge ou des associations caritatives en général, n’insiste pas. Il vaut mieux passer à quelqu’un d’autre. Nous n’avons pas la prétention de changer les mentalités. Notre rôle est de multiplier les contacts pour maximiser nos chances de trouver des donateurs. Nous sommes des chercheurs d’or, pas des alchimistes, nous ne cherchons pas à changer le plomb en or. »
« Dans la rue, ne vous mettez pas en situation d’infériorité. Les gens ne doivent pas s’arrêter par pitié à votre égard. Moi, je considère toujours qu’ils ont de la chance de me rencontrer. Je leur offre la possibilité de changer d’état d’esprit, d’être un peu moins égoïstes. S’ils ne veulent pas saisir cette chance, après tout, tant pis pour eux ! »
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Marc Reidiboym, 41 ans, est journaliste indépendant. Il enquête et écrit depuis une quinzaine d’années pour la presse économique. Il publie ici son premier ouvrage.
L'auteur s'est fait recruter par "cette entreprise" dites vous.
Mais, vous ne la mentionnez pas !
De quelle entreprise s'agit-il ?
J'avais également lu le commentaire d'une autre personne vous demandant si les bénéfices de votre livre seraient reversés à une association ? Où est-il ?
Vous êtes la première à poser la question et je ne manquerai pas de vous répondre le moment venu.
Je ne vous ai pas donné mon autorisation pour diffuser mon nom et mon prénom.
J'assume !
Cela sert au moins aux autres qui ne mettent que leur prénom ...
Ont-ils pour consigne de ne jamais dire qu'ils ne sont pas bénévoles de l'association dont ils portent les couleurs?
j etravaille actuellement pour ong conseil pour l association aides .
Je suis desolé de vous dire que tout ce qui est dit dans ce livre est totalement faux .
Moi je n'hesite jamais à dire que je suis remunérée et en ce qui concerne la culpabilité dont on usent soit disant pour faire ceder les gens c est totalement faux aussi , je pense que c est plutot du non jugement .Je ne pense pas que c 'est en passant 4 heures dans la rue qu on peut juger cette activité qui permet soit dit en passant de récolter des fonds pour de trés belles associations qui permettent de venir en aide aux personnes qui en ont besoins . que faites vous monsieur vous pour faire changer les choses ?
je travaille aussi comme recruteur de donateur. Evidemment que nous sommes payés! Si vous trouvez qq qui veut faire 35h par semaine dans le froid sous la pluie, sous les insultes, gratuitement, je lui donne un kway il vient!
Si quelqu'un nous demande si nous sommes payés, nous lui disons. Nous n'avons aucune consigne contre-indicative.
Apres je ne dit pas que tout beau et rose connaissant ce milieu je rois être en droit de pouvoir en parler honnetement.mon commentaire commençant a prendre de l'importance je propose a toute personne voulant réagir a ce commentaire,avoir des renseignement ou simplement débattre de ce sujet de me contacter par mail, crazyphalou@hotmail.fr. je prend le "risque" de la donner ici mais je fait confiance au lecteur de ce site, qui sont des personnes adultes et inteligentes,lapreuve vous consulter Rue 89!!!!!de rien pour la pub....
l'argent des ong n'est qu'un grain de sable par rapport à l'argent brassé internationalement...
et pourtant...ce genre d'activités naissances considérées comme charity business, éveillent bien des questions de déontologie, d'éthique, etc...je ne peux qu'encourager ce genre d'activités, qui je le répète demeurent naissantes et qui à ce titre ont probablement encore beaucoup à apprendre. Je pense enfin que beaux nombres de ces recruteurs seraient prets à exprimer la flamme qui est en eux, encore faudrait il ne pas "infiltrer"un milieu de façon dissimulée, mais apporter une méthodologie rigoureuse bien plus proche des sciences humaines..."cqui compte c'est pas l'issue...c'est l'combat..."
C'est un long debat. Ce que je retient c'est que la majeur partie des donateurs reguliers des differentes asso viennent de ces jeunes gens qu'on voit dans la rue, que l'on ne calcule pas toujours, mais qui ont le mot pour rire si vous prenez le temps de discutez avec eux. Alors voila au lieu de taper du pieds on ferait bien d'agir.