Mardi 26 janvier, le Nouvel
Obs.com a accueilli dans le cadre de son Forum sur Internet Marc Reidiboym, l'auteur de "Donateurs, si vous saviez...". La discussion avec les internautes esten
ligne.
La générosité publique est un thème qui intéresse les médias. L'émission Business du lundi 18 janvier sur Direct 8
contenait un reportage de Christophe Beigneux sur les associations caritatives avec un volet spécifique sur les recruteurs de rue. Interview de Marc Reidiboym à partir du chrono 16.00.
Dimanche 11 janvier, l'émission Combien ça coûte sur TF1 incluait un sujet sur le charity business. L'occasion d'entendre Marc Reidboym pointer les dérives qu'il a constatées au cours de son enquête et qu'il
révèle dans "Donateurs, si vous saviez..."
L'auteur de "Donateurs, si vous saviez..."
était le 26 décembre l'invité de Pierre de Vilno sur Europe 1 dans Le temps de le dire. L'émission était consacrée aux grandes associations et à la générosité publique. Pour la réécouter,
c'est ici, à partir du chrono 05.15.
Le site du jornal Métro organisait ce mercredi à 15 heures un chat avec Marc Reidiboym, l'auteur de "Donateurs, si vous saviez...". Retrouvez ici le compte rendu.
Trois jours avant la sortie officielle du livre "Donateurs, si vous saviez...", le site Rue 89 a publié quelques passages extraits du chapitre relatif aux recruteurs de donateurs. Le nombre des
commentaires atteste de l'intérêt porté au sujet. Le lien vers Rue 89
Le nouveau livre
des Editions Bertrand Gobin,
"Donateurs, si vous saviez…"
va sortir le 12 novembre prochain.
Une enquête passionnante dans les coulisses du business de la générosité publique. L’auteur, le
journaliste Marc Reidiboym, y dévoile les arcanes du fonctionnement, entre autres, du Téléthon, des Restos du coeur ou du Secours populaire. Il explique également les méthodes des collecteurs,
notamment ceux de la Croix-Rouge, pour faire à tout prix entrer l’argent dans les caisses et pointe les errements dans la gestion des grandes associations.
Découvrez en avant-première le résumé du livre et bientôt quelques extraits.
Quand un "recruteur de donateurs" vous demande votre RIB pour mettre en place
un prélèvement mensuel, il faut près d’un an avant que l’association touche son premier euro. L’argent de vos 10 à 12 premiers versements, en effet, ne va nullement à la cause soutenue mais dans
les caisses de la société qui fait travailler les recruteurs. Pour les besoins de son enquête, l'auteur, Marc Reidiboym, s'est fait enrôler par cette
entreprise spécialisée qui vend ses services aux associations. L'objectif : aller à la rencontre des passants dans les rues des grandes villes et les convaincre de signer une autorisation de
prélèvement bancaire pour la Croix-Rouge, Médecins du monde, Aides ou Handicap international.
Derrière une éthique de façade, cette société cache un souci d’efficacité et
des techniques dignes d’une entreprise de démarchage à domicile. L’auteur a vécu de l’intérieur la vie d’un « recruteur de donateurs ». Il raconte par le menu les méthodes employées
pour obtenir coûte que coûte la signature et le relevé d’identité bancaire de passants crédules.
Morceaux choisis :
« Dans la rue, il n’y a pas de délai de réflexion. Tu dois faire
signer les gens tout de suite. Ils ont bien compris qu’on est là pour leur demander de l’argent. Inutile de tergiverser en leur parlant de renseignements complémentaires, de visite du site
Internet, etc. »
« En moyenne, une personne qui signe et ne se désiste pas dans la
foulée maintient son prélèvement bancaire pendant… 5 ans ! C’est l’une des clés du « marketing de rue » : une fois recruté, le donateur s’avère très fidèle. Même s’il n’adhère
plus tout à fait aux valeurs de l’association ».
« Tu ne dois pas confondre recruteur de donateurs et militant :
si quelqu’un manifeste une hostilité viscérale à l’égard de la Croix-Rouge ou des associations caritatives en général, n’insiste pas. Il vaut mieux passer à quelqu’un d’autre. Nous
n’avons pas la prétention de changer les mentalités. Notre rôle est de multiplier les contacts pour maximiser nos chances de trouver des donateurs. Nous sommes des chercheurs d’or, pas des
alchimistes, nous ne cherchons pas à changer le plomb en or. »
« Dans la rue, ne vous mettez pas en situation d’infériorité.
Les gens ne doivent pas s’arrêter par pitié à votre égard. Moi, je considère toujours qu’ils ont de la chance de me rencontrer. Je leur offre la possibilité de changer d’état d’esprit, d’être
un peu moins égoïstes. S’ils ne veulent pas saisir cette chance, après tout, tant pis pour eux ! »
Le projet éditorial des Éditions Bertrand Gobin repose sur deux principes fondamentaux :
- l’indépendance, qui permet de garantir la liberté de ton et de préserver intacte la marge de manoeuvre de l’enquêteur.
- la rigueur journalistique dans la collecte des infos, le traitement qui en est fait et la rédaction du manuscrit.
A découvrir également : Le blog Mulliez.com
- Le site incontournable sur "l'empire des Mulliez", première fortune professionelle de France
NOTE DE L'EDITEUR
Publier un ouvrage critique sur les grandes associations nuit-il aux causes qu'elles défendent ? Lever le voile sur des méthodes discutables et braquer le
projecteur sur les dysfonctionnements pourrait-il ... lire la
suite...
Le saviez-vous ?
- 53 % des Français donnent aux associations et 38 % le font régulièrement, c’est-à-dire au moins une fois par an. L’aide aux
personnes en difficultés arrive en tête des causes soutenues, devant la santé, la recherche et l’aide au développement.
- Les 20 premiers collecteurs de dons de l’Hexagone ont engrangé 1,1 milliard d’euros en 2007. On y trouve de grands
organismes très présents dans les médias : l’Association française contre les myopathie (l'AFM) et son Téléthon, les Restos du cœur ou la Croix-Rouge française ; mais aussi des organismes
plus discrets, tels la Fondation de France ou la Fondation d’Auteuil.